La recherche en psychologie a longtemps été considérée parmi les disciplines en sciences humaines. Depuis 25-30 ans, elle s’est transportée vers les sciences de la santé en oubliant certains fondements, dont la puissance de la psychothérapie pour soutenir le développement de la personne en respectant ses forces comme ses défis.
En fait, la psychiatrie, qui est une science clinique, a été chercher des lettres de noblesse depuis les années 1950 en s’appuyant sur les effets comportementaux engendrés par certains médicaments qui modifient le fonctionnement cérébral. Pour leur part, les chercheurs en psychologie ont voulu définir leur champ d’expertise autour des troubles mentaux et appliquer des protocoles stéréotypés pour juguler des symptômes qui sont, pourtant, souvent des comportements normaux, même si leur intensité n’est pas appropriée dans certaines situations.
Cette dynamique n’est pas nécessairement contre-nature puisque, à la base, la psychologie était documentée par les philosophes (exploration de l’expérience humaine) et les médecins (interventions en santé mentale), mais elle pose de larges questions éthiques et théoriques. En effet, de nombreuses théories en psychologie ont été détournées pour des fins corporatrices au service de modèles d’affaires, comme l’avait d’ailleurs dénoncé le président de l’American Psychological Association, Martin Seligman, dès 1998.
Le modèle SOR

J’avais 17 ans quand j’ai suivi mes premiers cours de psychologie. L’enseignante, elle-même psychologue, nous expliquait qu’un des gros problèmes de la psychologie reposait sur le fait que la grande majorité des études s’appuyaient sur des protocoles traditionnels appelés SOR, c’est à dire une séquence de trois élémements: le stimulus stéréotypé, l’objet (la personne) et le résultats (le comportement adaptatif).
C’est une vision séquentielle et linéaire de l’expérience humaine, comme si un stimulus (S) pouvait déclencher systématiquement des réponses stéréotypées (R) qui permettraient de comprendre le fonctionnement complexe du cerveau (O).
Pire, cela a conduit à définir certains comportements comme « anormaux » et prétendre que ceux-ci sont la conséquence d’un trouble d’origine génétique, parce que les techniques d’interventions échouent, plutôt que de remettre en question le protocole ou la compréhension du comportement désigné par convention comme un indice du trouble.
Bien sûr, la rigueur peut être de haut calibre chez les observateurs, mais les risques de mésinterprétations et de jugements de valeur sont omniprésents, car tout dépend de l’intégrité du chercheur. C’est encore plus délicat quand on généralise les résultats d’une étude, alors que le scientisme est très ancré dans les moeurs de certains chercheurs et d’utilisateurs.
Quelques années plus tard, j’avais suivi une conférence d’un professeur de l’université de Louvain-la-Neuve, Jacques Van Rillaer, qui exposait que les théories en psychologie n’étaient aucunement scientifiques, puisqu’elles n’acceptaient pas la contradiction. Or, les théories scientifiques, et ce, contrairement au scientisme, se basent sur l’étude, la prise en considération et l’intégration de données contradictoires qui se nuancent les unes, les autres.
Cela ne veut pas dire que ces études ne sont pas utiles, mais il faut faire attention aux prétentions des conclusions qui dictent des modèles faillibles, alors que ceux-ci ne tiennent pas compte des réelles fonctions physiologiques qui permettent à un être humain d’essayer de construire sa part de bonheur dans un contexte parfois compliqué.
La santé mentale dépend de la santé du corps (et vice-versa)
Ces deux professeurs ont fortement conditionné mes choix en termes d’études supérieures et de lectures neuroscientifiques. Cela m’a d’abord conduit vers la psychopédagogie (psychologie appliquée aux pratiques d’apprentissage scolaire), puis vers les aspects de la santé mentale, c’est à dire une orientation plus médicale que sciences humaines.
Il faut savoir que je me suis intéressé, dès mon secondaire, aux aspects multi-factoriels de la vie, dont la régulation des émotions, la disponibilité affective et cognitive aux apprentissages, les aspects systémiques qui soutiennent la santé mentale et physique, etc. Depuis, la transdisciplinarité a toujours été au coeur de mes interventions cliniques et des formations que j’anime.
Au niveau universitaire, j’ai fait l’essentiel de ma carrière au sein de facultés de médecine entre 1994 et 2025: gériatrie (maîtrise) et physiologie (doctorat), ainsi que pédiatrie et psychiatrie (professeur). De plus, j’ai rédigé ou dirigé plusieurs ouvrages en santé mentale intégrative, ainsi que plusieurs notes de recherche ciblant des enjeux en termes de santé mentale. Enfin, j’anime des formations continues pour des cliniques et des équipes de santé multidisciplinaires.
Ces dernières années, j’ai piloté des émissions de télévision sur Cogeco et publié des livres collectifs regroupant différents professionnels de la santé, alors que j’ai contribué à la fondation de l’Association des professionnels en santé intégrative avec Éric Simard, l’actuel président. Par ailleurs, j’ai produit plusieurs documents pour le gouvernement pour expliquer l’importance des pratiques transdisciplinaires pour vraiment aider les personnes en perte d’autonomie.
Il est clair que la santé mentale dépend de toutes les interactions physiologiques, non seulement au coeur du cerveau, mais aussi celles des systèmes cardiaque, respiratoire, hormonal, entérique, etc., ainsi que de l’environnement physique, climatique et social. Il est aussi en interaction constante avec les règnes animal et végétal.
Parler des systèmes physiologiques, ça dérange des modèles d’affaires
Quelque part, on ne peut pas comprendre tant la complexité que la beauté de notre esprit, de nos affects, de nos pensées, de nos contradictions, etc., sans comprendre les mécanismes physiologiques qui font émerger des gestes, des paroles, des émotions, des idées… dans un environnement et des conditions singulières. Un même geste peut prendre différentes significations selon les circonstances.
Mais, cette manière de voir la psychologie à travers les processus physiologiques et les stratégies d’adaptation à des environnements parfois hostiles a créé des conflits avec des membres influant de la corporation des psychologues du Québec, surtout des individus qui défendent les théories SOR.
S’ils craignent légitimement le réductionnisme biologique, ils tombent quand-mêne dans des erreurs conceptuelles quand ils conçoivent l’esprit humain (O) de manière indépendante des processus physiologiques, mais aussi de l’environnement et des connaissances ethnologiques (l’être humain s’adapte et fait partie d’un tout impossible à reproduire en laboratoire).
Pire, ils croient que les « R » permettent d’identifier des parties du « O » sur la base d’un simple « S » grâce aux tests psychométriques ou des protocoles stéréotypés pour dégager des données probantes. C’est un des éléments majeurs qui expliquent le nombre astronomique de jeunes recevant un diagnostic ces dernières décennies au Québec.
On s’entend que les adeptes de la psychométrie ont tout intérêt à rayonner, afin que leurs cliniques soient bien rentables. Ça ne veut pas dire que la psychométrie n’est pas utile, car elle peut faire partie des outils d’évaluation. Toutefois, ses prétentions ne passent pas le test de la scientificité. Et si le public l’apprend, cela risque de nuire au rayonnement de leurs théories, donc du modèle d’affaires.

C’est ainsi que le syndic de l’Ordre des psychologues m’a ordonné à plusieurs reprises de ne plus discuter publiquement des recherches touchant la santé intégrative ou de critiquer la non-validité des tests utilisés dans les cliniques de neuropsychologie, thème qui revient dans les enquêtes, même si le signalement n’y fait aucune allusion.
Alors, pourquoi est-ce que ce que je raconte, bien que basé sur de très nombreuses recherches, dérange?
En fait, il existe de nombreuses théories défendues en psychologie. Certaines ne reposent que sur des interprétations, souvent infantilisantes, voire méprisantes, de l’expérience humaine. Il y a énormément de raccourcis ou d’idéologies qui expliquent, notamment, l’augmentation fulgurante de certains diagnostics de trouble mental ou neuro-développemental.
Ce qui est vrai, c’est la détresse de ces personnes, mais le manque d’humilité fait en sorte qu’on impose une étiquette diagnostique qui, souvent, induit la personne, son entourage et les cliniciens en erreur. L’exemple du TDAH illustre cette analyse.
Or, c’est un modèle d’affaires très lucratif et il y a de larges enjeux identitaires, alors qu’il existe un lobby très puissant au sein de la corporation des psychologues qui veut obtenir le droit de prescrire des médicaments. Le Saint Graal.
L’étude de l’expérience humaine est complexe
En fait, les expériences SOR sont basées sur des observations rigoureuses, mais « hors de la boite » (regarder l’être humain). Elles sont utiles et je les considère, mais cela ne veut pas dire qu’on comprend comment la boite fonctionne.
De plus, les études sont obligées de contrôler tellement l’environnement expérimental pour faire (éventuellement) émerger des données probantes que les résultats ne font que décrire une infime partie de l’être humain, hors de tout contexte naturel. C’est utile, mais tellement réducteur. Par exemple, les tests psychométriques permettent d’envisager la fréquence d’un comportement, mais c’est un jugement de valeur que de définir celui-ci comme un indice de pathologie.
Il y a aussi des études en imagerie cérébrale, mais les résultats dépendent du protocole imposant qu’on soit immobile dans une machine bruyante et des traitements mathématiques pour isoler certaines aires qui fonctionnent plus ou moins selon les conditions expérimentales. Il y a aussi la résolution technologique qui est très loin d’offrir une capacité de comprendre le fonctionnement des différentes structures du cerveau.
Par exemple, j’ai fait des enregistrements neurophysiologiques durant mon doctorat dans deux noyaux du cerveau. Vous seriez incapables d’apprendre des mouvements, d’avoir des gestes précis, d’ajuster vos émotions et votre intention d’agir, sans ces noyaux. Il y a des dizaines de milliers de neurones qui interagissent pour que votre action sur le monde soit cohérente avec le contexte environnemental.
Or, ils n’apparaissaient pas sur les scan en imagerie cérébrale quand j’ai débuté mon doctorat et ils ne représentent qu’un seul pixel aujourd’hui. Autrement dit, seule l’électrophysiologie (in vitro) et la neurophysiologie (in vivo) permettent de comprendre comment les neurones fonctionnent pour vous permettre d’agir sur le monde au quotidien. C’est pour cela que je suis allé faire un doctorat en neurophysiologie: aller regarder dans la boite, dans le cerveau.

La psychiatrie est une science clinique
La psychiatrie a longuement été l’une des disciplines les plus critiquées de la médecine. On lui reprochait de faire, justement, trop d’interprétations. En fait, la psychiatrie est une science clinique, pas une science mesurable. On observe la personne en détresse et on essaie de la traiter du mieux qu’on puisse, mais ce sont des essais-erreurs.
Si vous avez dû, à un moment donné, recourir à la prise d’antidépresseurs ou de psychostimulants, il est probable que votre médecin ait essayé plusieurs molécules et plusieurs concentrations pour vous permettre de mieux réguler vos comportements, vos émotions ou vos pensées.
En fait, il n’y a quasi aucun marqueur biologique, donc le médecin doit essayer et observer. C’est le concept de la science clinique. Cela demande de la rigueur et de l’humilité.
Or, l’essor des médicaments ayant des actions psychotropes a explosé depuis les années 1950. Beaucoup de modèles psychiatriques se basent désormais sur l’action des molécules pharmacologiques au lieu de revenir à l’essentiel: la personne qui a une histoire singulière, qui vit dans un environnement et qui doit – dans la mesure du possible – poser des choix à chaque instant pour tenter de construire sa part de bonheur.
Le médicament est peut-être utile, mais il atténue simplement des symptômes. Il ne traite pas la cause. Il ne guérit pas.
C’est d’ailleurs un espace incroyablement pertinent pour les psychothérapeutes. Alors, que les psychologues face bien leur merveilleux métier au lieu de vouloir disposer d’actes actuellement réservés aux médecins.
Les neurosciences pour comprendre l’être humain
Il existe à travers le monde une communauté de neuroscientifiques, dont je fais partie, qui se concentre non pas sur les symptômes, mais sur les processus neurophysiologiques, ainsi que l’étude des fonctions neurologiques.
À la tête de ce domaine de recherche et de clinique, il y avait Jacques Paillard qui, dès le début des années 1960, s’est intéressé aux études anatomiques et fonctionnelles pour expliquer les fondements de la psychologie.
J’ai découvert ses travaux, alors j’intervenais auprès d’élèves aveugles et multi-handicapés. Plus tard, mon ex-conjointe (Julie) et moi, nous l’avons rencontré, alors que nous effectuions notre doctorat en neurophysiologie à la Faculté de médecine de l’université de Montréal, et nous avons développé une amitié professionnelle.
Quand on se croisait dans les conventions internationales, Jacques nous accueillait, Julie et moi, avec de grandes manifestations de joie. Ses propres étudiants venaient nous voir, après avoir assisté à ces scènes, pour nous dire que nous étions tellement chanceux d’avoir créé cette complicité avec lui.
Et, de fait, cet homme a conditionné sous différents angles ma carrière tant en recherche qu’en clinique, comme en témoigne la figure illustrant les cinq grandes questions scientifiques sur lesquelles j’ai travaillé depuis 1994.

Figure illustrant deux modèles intégratifs des connaissances en neurosciences (Allen & Tsukahara, 1974; Paillard, 1994) qui ont servi de support tant pour mes recherches que ma pratique clinique (voir les explications dans Monzée, 2009).
En effet, il y a deux aspects fondamentaux dans ma carrière, deux questions essentielles qui m’ont amené à faire des allers-retours permanent entre la pratique clinique et les connaissances scientifiques.
- Que me raconte ce patient qui cherche sa part de bonheur, en regard de ce que me disent les neurosciences?
- Que me racontent les neurosciences, en regard de ce que me dit chaque patient?
De là, j’ai exploré différents modèles complémentaires à celui de Jacques Paillard pour mieux appréhender l’expérience humaine, tel qu’exposé dans la trilogie de livres sur les fondements neuroscientifiques de la psychothérapie.
L’essor des neurosciences et…
Il faut savoir que le Québec, et en particulier Montréal, est une des trois places les plus importantes en neurosciences dans le monde. On le doit à Walder Penfield – qui a donné son nom à une rue proche de McGill University – et Herbert Jasper que j’ai eu le privilège de fréquenter quand je faisais mon doctorat.
À l’époque, le Centre de recherche en sciences neurologiques regroupait plus de 80 chercheurs et des centaines d’étudiants au sein de l’université de Montréal et de ses hôpitaux affiliés.
Tant en maîtrise qu’au doctorat, Julie et moi avons eu le bonheur de travailler sur des protocoles venant compléter le modèle de Paillard en testant des éléments qui restaient peu connus à l’époque. Depuis, nous poursuivons à travers différentes stratégies scientifiques, Julie s’intéresse à la maladie de Parkinson (planification des mouvements et des comportements) et moi aux aspects émotionnels et environnementaux (modulation et adaptation des comportements affectifs et sociaux).
Somme toute, je me suis consacré aux enjeux de la santé mentale, intégrant les différents processus neurologiques qui influent sur nos comportements, nos pensées, nos sentiments… Ce qui me permet de nuancer certaines théories, notamment celles du développement progressif des enfants et des adolescents en tenant compte de nombreux facteurs et déterminants de leur santé globale.
Personne ne détient la vérité: il faut accumuler, trier et identifier les recherches-clés pour théoriser l’esprit humain.
Il faut savoir que des milliers de neuro-physiologistes se réunissent chaque année lors de l’Annual Convention for Neuroscience, organisée aux États-Unis. Cette rencontre accueillait, à l’époque où j’y allais, plus de 30 000 chercheurs travaillant à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau à travers le monde.
Menées à travers le monde, ces recherches, toutes seules, ne servent à rien. Elles ne prennent leur utilité, et même leur sens, qu’en les associant les unes aux autres. Personne ne détient la vérité. Nous sommes tellement conscients de tout ce que nous ne connaissons pas. Nous avançons au gré des connaissances sans cesse réactualisées.
Les formations que j’anime, comme les livres et articles que je rédige, sont le meilleur vecteur pour moi de m’imposer autant une grande humilité qu’une farouche volonté de réactualiser mon modèle pour aider les professionnels et les intervenants à mieux comprendre et guider les jeunes qui, parfois, rencontrent trop d’adversité.
…les simplifications des neuromythes
Bien sûr, les neurosciences ont connu un tel essor et une telle médiatisation depuis 20 ans que beaucoup de gens s’y sont intéressées.
Certaines explications du cerveau continuent d’être enseignées, même si elles sont désuètes. Certaines interprétations sont des raccourcis intellectuels. D’autres sont des sophismes, voire des explications erronées. Parfois, des vulgarisateurs ou des chercheurs non-neurophysiologistes vont affirmer que ce sont des neuromythes.
Personnellement, cela ne me dérange pas car, comme je l’expliquais dans un article paru dans le journal LaPresse, la science évolue sur la base de discours contradictoire. Il faut se remettre en question continuellement, car une théorie n’existe que le temps d’un souffle.
Par ailleurs, ce qui pourrait apparaître comme une hypothèse mal-conceptualisée à un moment pourrait se révéler plus cohérente que prévu dans le futur. Il faut donc rester humble devant les données probantes qui sont influencées autant par le protocole de recherche (et les traitements statistiques) que par l’idéologie scientiste (les individus qui ne croient qu’au monde matériel mesurable).
Un modèle en neuropsychologie qui dérange des lobbies

Durant mon doctorat, j’ai fait deux découvertes qui ont indisposé mon patron, car cela remettait en question ses propres compréhensions et celles d’un de ses amis, tous deux des sommités mondiales en neurophysiologie.
Mes découvertes sont expliquées dans ma thèse et, surtout, un chapitre de livre que j’ai rédigé dans mon premier livre, Neurosciences et psychothérapie, dans lequel je réactualisais, pour la première fois, le modèle de Jacques Paillard qui est cohérent avec mes résultats.
S’appuyant sur des milliers de recherches, dont les travaux de Gert Holstege, Marc Jeannerod, Antonio Damasio, Jean Decety et Stephen Porges, auxquels s’ajoutent Allan Schore, Gregory Bateson, Anthony Bateson et Peter Fonagy, que j’ai lues et intégrées ces trente dernières année, mon modèle explicatif de la psychologie permet de mieux comprendre l’être humain, comme je l’explique dans plusieurs de mes livres.
Et depuis deux ans, j’intègre les connaissances récentes sur le microbiote, d’où l’expertise requise pour exposer les connaissances actuelles en psychologie.
En effet, ce modèle en neuropsychologie contribue à la réflexion tant scientifique que clinique des chercheurs et des cliniciens, surtout dans le domaine de la psychothérapie. Il contribue à mieux comprendre les défis, mais aussi les ressources en santé mentale, des personnes quand elles rencontrent de l’adversité ou qu’elles essaient de conquérir un peu de bonheur.
Ce modèle aide aussi à mieux comprendre, comme le font également Catherine Gueguen et Isabelle Filliozat, les processus développementaux des enfants et des adolescents, trop souvent étiquetés de manière réductionniste quand ils expriment leur mal-être ou rencontrent des défis dans une société où nombre d’adultes sont eux-mêmes en difficulté.
Mais, comme nous en discutons dans un épisode de la série Simplement s’inspirer avec deux neuropsychologues, les connaissances en neurophysiologie questionnent sévèrement l’usage des tests psychométriques utilisés dans les cliniques. Et, visiblement, Valérie Drolet, syndique-adjointe de l’Ordre des psychologues du Québec, préfère l’orientation scientiste de la psychométrie au lieu de s’intéresser aux vraies théories neuropsychologiques.
Aller plus loin:
- Voir la section des livres sur ce site, alors que chacun liste des nombreuses références scientifiques pour explorer les mystères du fonctionnement de notre cerveau. Vous y trouverez des centaines de références soutenant le modèle auquel je me réfère.
- J. van Rillaer, Les Illusions de la psychanalyse, Mardaga, 1980.
- J. Van Rillaer, « La psychanalyse freudienne : science ou pseudoscience ? », Pratique neurologique – FMC, 2012, vol. 3(4), 348–353.
- MEP Seligman & M. Csikszentmihalyi, Positive psychology: An introduction. American Psychologist, 2000, vol.55(1):5–14.


