Après son doctorat en neurosciences obtenu à la Faculté de médecine de l’université de Montréal, Joël Monzée a fondé l’Institut du développement de l’enfant et de la famille, puis l’Institut de psychologie et neurosciences. En parallèle, il a été professeur associé aux départements de pédiatrie et de psychiatrie, ainsi qu’au programme de sciences cliniques de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke (Québec). Désormais, il poursuit sa carrière comme superviseur clinique et formateur dans le domaine des neurosciences affectives et sociales, ainsi qu’en éthique clinique. Auteur et conférencier, il propose une vision intégrative des multiples facettes de l’être humain.
« Né à Liège en 1968, je suis arrivé avec mes valises au Québec en 1993. J’ai donc passé la moitié de ma vie en Europe et l’autre moitié en Amérique du Nord. Disposant d’une formation multidisciplinaire alliant les sciences santé et les sciences humaines, j’incarne à ma manière ce que Michel Serres décrivait comme un ‘tiers instruit’, celui qui associe les connaissances, les expériences…
Aujourd’hui, je vis dans les montagnes, au cœur d’une forêt mixte de pins et d’érables, à une centaine de kilomètres au nord de Montréal. Je partage ma vie entre mon rôle de père et de beau-père, d’auteur, de conférencier et de formateur. Une vie construite pour que mes passions soient au cœur des différentes sphères de ma vie. »
Depuis ma jeune enfance, j’observe les personnes autour de moi et j’essaie de comprendre l’expérience humaine. Cette curiosité m’a, dès lors, amené à un parcours académique original: pédagogie, psychologie, psychomotricité, neurosciences et éthique.
Pendant 20 ans, ma vie professionnelle s’est écrite autour de trois pôles: la pratique psychothérapeutique, la recherche universitaire et la formation continue de professionnels de la santé ou du milieu de l’éducation.
Toutefois, j’ai renoncé à ma pratique psychothérapeutique en juillet 2022 et progressivement à mes mandats universitaires qui prendront fin définitivement en décembre 2023. En effet, je voulais donner plus de place à deux projets qui me tiennent à coeur depuis des années.
D’une part, la mise en place d’un centre de formation virtuel alliant les neurosciences affectives, la psychologie et l’éthique dans les domaines de l’intervention éducative, clinique ou administrative: « Cerveau et Psychologie« .
D’autre part, l’IDEF va se transformer en observatoire du développement des enfants et des familles pour outiller les parents et les professionnels sur des enjeux, parfois complexes et compliqués, qui touchent la santé des membres de la famille.
Désormais, je me consacre donc essentiellement à l’écriture, à la formation et aux conférences que je présente au grand public, aux intervenants en éducation et en santé, ainsi qu’aux gestionnaires et responsables d’institutions ou d’entreprises.
Je suis également consultant pour différents organismes et institutions publiques, ainsi que de ministres, tout en restant disponible pour les médias, afin de contribuer à mieux comprendre le cerveau en lien avec les différentes facettes de l’expérience humaine…
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Auteur, conférencier et formateur
J’ai publié dix livres touchant: le développement affectif de l’enfant («Et si on les laissait vivre ?», en 2018, «J’ai juste besoin d’être compris», en 2015, et «J’ai juste besoin de votre attention», en 2016, parus aux Éditions Le Dauphin Blanc et «Soutenir le développement affectif des enfants», en 2014, aux Éditions C.A.R.D.), les neurosciences et la psychologie («Neurosciences et psychothérapie», «Ce que le cerveau a dans la tête» et «Neurosciences, psychothérapie et développement affectif des enfants», Éditions Liber), les liens entre la santé et le développement personnel («Devenir Soi» en 2011 et «Dire OUI à la vie» en 2013, tous deux parus aux Éditions Le Dauphin Blanc), ainsi qu’un un essai sur l’univers des médicaments et la responsabilité sociale tant des individus que des institutions («Médicaments et performance humaine», Éditions Liber).
Outre des articles scientifiques et des notes de recherche, j’ai également collaboré à sept ouvrages collectifs touchant la bioéthique (Éditions Thémis, 2004, et Éditions Dalloz, 2007 et 2008), les traitements pour réduire l’intensité des symptômes de la fibromyalgie (Éditions du Grand Ruisseau, 2014) et le développement des familles (Éditions de l’Homme, 2016), ainsi que les enjeux qui touchent les personnes neuro-atypiques (Éditions Parents éclairés, 2019ab).
Enfin, trois autres livres – dont deux sont déjà sous presse – touchant la parentalité bienveillante et la psychopédagogie seront publiés en 2024 et 2025 aux Éditions Edito.
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Une présence dans les médias depuis 1998
J’ai donné mes premières entrevues en 1998, alors que je présidais l’Association des étudiants aux cycles supérieurs de l’AEGSFM, à travers différentes implications pour la Faculté de médecine de l’université de Montréal.
Cette expérience a pris d’autant plus de place que je me suis rapidement impliqué dans Force Jeunesse, un organisme sans but lucratif voué à promouvoir la vision de la société et du bien commun telle que perçue par les jeunes adultes présents sur le marché du travail.
Depuis 2003, j’ai le plaisir d’animer des chroniques pour différents médias écrits, radios ou télévisés, ainsi que de participer à des documentaires ou des émissions d’enquête.
Également, je suis invité dans les médias et sur différents panels de réflexion comme expert autant sur le développement de l’enfant et sur les neurosciences affectives que sur les problématiques qui découlent d’un usage inadéquat des diagnostics psychiatriques et des médicaments psychotropes.
J’ai aussi été idéateur et coproducteur des émissions de télévision « OUI À LA VIE! » que je coanimais avec Louise DesChâtelets sur TVCogeco. Plus récemment, j’ai produit et coanimé « SIMPLEMENT S’INSPIRER » durant lesquelles nous réactualisions quelques thèmes abordés dans OUI À LA VIE!
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Une implication sociétale, des honneurs
Durant ma formation académique, j’ai été lauréat de plusieurs honneurs et bourses d’excellence dont, notamment, le prix Personnalité de l’année de l’Université de Montréal et l’Avenir Personnalité de l’année décerné par le jury de Force Avenir en 2002. En 2005, j’ai obtenu le premier prix à un concours canadien décernant une bourse post-doctorale par année, alors que plus de 400 candidats avaient présenté leur dossier. Depuis, d’autres honneurs m’ont été décernés par différents médias, comme personnalité de la semaine ou personnalité du mois, pour souligner mon implication sociétale.
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« Comme vous l’avez – sans doute – lu dans mes chemins de vie, mon parcours académique est rempli de mille et une expériences dans cinq champs disciplinaires complémentaires. Pour différentes raisons, une expérience professionnelle unique s’est dessinée au fil des années.
Ce fut tout un défi que de créer une expertise cohérente durant ma trentaine pour intégrer ces disciplines professionnelles. Une orientation trans-disciplinaire qui, aujourd’hui, est devenue une manière originale d’exprimer mes passions.»
Formations académiques
Formations cliniques
Associations et accréditations
professionnelles
Honneurs
Bourses d’excellence scientifique
Subventions
Affiliations cliniques
Membre, Association des professionnels et des parents autour de la personne polyhandicapée, 1991-94
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« La vie scientifique implique l’écriture de nombreux articles, thèses ou chapitres de livres. Avec des règles strictes, aussi rigoureuses que formatrices. Voici donc la liste des écrits rédigés dans le cadre de ma vie universitaire !
Quelque part, il y a toujours eu aussi une farouche envie autant de transmettre des connaissances que d’intégrer celles-ci pour offrir des pistes de compréhension globale de l’être humain ou, plus spécifiquement, de son expérience affective.
Au fil du temps, l’écriture est devenue ma forme d’expression artistique, même si certaines œuvres sont plus scientifiques que d’autres, que mes plus récents livres notamment ou mes projets, encore secrets, de romans. »
Articles
Revues scientifiques avec comité de pairs
Articles cliniques
sur invitation
Co-direction d’un numéro spécial
Revue scientifique avec comité de pairs
Livres & Manuels
Auteur et éditeur
Chapitres de livre
Notes, thèse, mémoires et
rapports de recherche
Principales communications
et conférences scientifiques
Cette liste ne contient que des présentations lors de colloques et symposiums scientifiques et cliniques. Aucune présentation privée ou institutionnelle n’est affichée ci-dessous.
Après son doctorat en neurosciences obtenu à la Faculté de médecine de l’université de Montréal, Joël Monzée a fondé l’Institut du développement de l’enfant et de la famille, puis l’Institut de psychologie et neurosciences.
En parallèle, il a été professeur associé, d’abord, à la faculté de l’Éducation de l’UQAM, puis aux départements de pédiatrie et de psychiatrie, ainsi qu’au programme de sciences cliniques de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke (Québec).
Désormais, il poursuit sa carrière comme superviseur clinique et formateur dans le domaine des neurosciences affectives et sociales, ainsi qu’en éthique clinique. Auteur et conférencier, il propose une vision intégrative des multiples facettes de l’être humain.
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« Les hasards sont parfois porteurs de belles opportunités pour contribuer à protéger le bien commun. Depuis que je suis enfant, j’ai toujours aimé la politique et les débats sociaux. Puis, les choses se sont un peu précipitées durant mon doctorat, avec mon implication comme président d’une association étudiante (médecine) et comme conseillé, puis vice-président de Force Jeunesse (1998-2003) qui me valurent d’ailleurs d’être lauréat de l’avenir Personnalité de l’année en 2002 et exposé comme un des jeunes prometteurs par l’Actualité (2005). Après une pause intentionnelle (j’étais impliqué sur l’écriture d’articles et notes de recherche, ainsi que la rédaction de 10 livres), mon implication comme expert a repris de plus belle en 2019… »
Avis et mémoires
soumis aux gouvernements
Un pas essentiel vers la transdisciplinarité, Mémoire déposé à Sonia Lebel, ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor dans le cadre des consultations entourant le PL67, septembre 2024 (auteur principal).
L’usage immodéré des psychotropes chez les jeunes de 0 à 26 ans au Québec: quel avenir pour les jeunes générations? Avis déposé au Premier ministre du Québec et au ministre responsable de Services sociaux, mars 2024 (auteur).
Rendez-vous pour la réussite éducative: privilégier les aspects humains, plutôt que les logiques administratives, pour soutenir les élèves sur le plan psychosocial et mieux accompagner les membres de équipes-écoles. Mémoire déposé au ministre de l’Éducation du Québec et à la ministre-déléguée à l’Éducation et responsable de la Condition féminine dans le cadre des Rendez-vous pour la réussite éducative au-delà de la pandémie, IDEF, avril 2021 (auteur).
La capacité d’adaptation des jeunes et les effets collatéraux de la crise sur leurs comportements : quelques facteurs de risques et de prévention. Mémoire soumis lors de l’audition du 12 novembre 2020 de la Commission d’enquête pour mesurer et prévenir les effets de la crise du covid-19 sur les enfants et la jeunesse, Assemblée nationale française (France), IDEF, novembre 2020 (auteur).
Se préparer pour la rentrée 2020. Avis déposé au ministre de l’Éducation et des Études supérieures dans le cadre des consultations au sein du Comité EHDAA (Québec), IDEF, mai 2020 (auteur).
L’ère numérique : une réalité technologique qui transforme nos modes de vie, pour le meilleur et pour le pire. Mémoire déposé au ministre délégué de la santé et des services sociaux et à la Santé publique (Québec), IDEF, janvier 2020 (auteur).
TDAH et consommation des psychostimulants et autres médicaments. Mémoire déposée la Commission de la santé et des services sociaux, Assemblée nationale du Québec (Québec), novembre 2019 (Co-auteur).
La recherche en neurosciences : définitions, complexité et questionnements. Mémoire rédigé à la demande de la Commission de l’éthique de la science et de la technologie du Québec en préparation à une réflexion sur les problématiques éthiques touchant les neurosciences (Québec), IDEF, décembre 2005 (Auteur).
Pour un régime d’assurance médicament respectant l’équité intergénérationnelle. Mémoire déposé à la commission parlementaire de la santé (Québec). Force Jeunesse, mai 2002 (Co-auteur principal)
Pour un financement des systèmes de santé respectant l’équité intergénérationnelle. Mémoire déposé à la Commission fédérale Romanow sur l’avenir des soins de santé au Canada (Canada), Force Jeunesse, mars 2002 (Co-auteur)
Recherche en santé : enjeux et perspectives. Rapport sur les conditions de formation et de démarrage de carrière de la relève scientifique en recherche en santé (Québec), AEGSFM – AEGSDB – Force Jeunesse, Montréal, QC, janvier 2001. (Co-auteur principal)
La recherche universitaire en milieu hospitalier, un partenariat entre la population québécoises et les universités. Mémoire déposé à la Commission Clair sur le financement et l’organisation de la recherche en santé (Québec), AEGSFM et AEGSDB, octobre 2000 (Co-auteur principal)
Mémoire déposé à la Commission Clair sur le financement et l’organisation du système de santé (Québec), Force Jeunesse, AJMQ, CJOIIQ et AEGSFM; octobre 2000 (Collaborateur)
Recherche en santé : enjeux et perspectives. Mémoire déposé à monsieur Jean Rochon, ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie (Québec), AEGSFM – AEGSDB – Force Jeunesse, 28 août 2000 (Co-auteur principal)
Enjeux et perspectives pour une recherche en santé dans les universités québécoises. Mémoire déposé à Monsieur François Legault, ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse à l’occasion du Sommet du Québec et de la jeunesse (Québec), AEGSFM et AEGSDB, janvier 2000 (Auteur)
Enjeux de l’assurance médicaments pour les étudiants universitaires. Mémoire déposé à Madame Pauline Marois, ministre à la Santé et aux Service sociaux à l’occasion de la Commission parlementaire des affaires sociales sur l’assurance médicament du Québec (Québec), FAECUM, janvier 2000 (Co-auteur)
Pour une recherche universitaire de calibre mondial. Mémoire déposé à Monsieur François Legault, ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse à l’occasion de la consultation pour une Politique des universités du Québec (Québec), AEGSFM, novembre 1999 (Auteur)
Livres blancs
FAMEQ – L’enseignement de la musique dans les programmes scolaires publics francophones du Québec (de 1904 à nos jours) – Collectif, 2024
Activités de rayonnement et
implications sociétales
| 2022 – | Centre AXIS – OBNL / Clinique de médecine intégrative
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| 2018 – | Association des professionnels pour une santé intégrative
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| 2018 – | Ministère de l’Éducation (et des Études supérieures)
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| 2017 – | Ministère de la Santé et des Services sociaux
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| 2011 – 2016 | Consortium québécois pour le développement et la promotion de la psychomotricité
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| 2010 – 2014 | Regroupement de professionnels de la santé physique et psychique des Laurentides
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| 2006 – 2008 | Société québécoise des psychothérapeutes professionnels
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| 2005 – 2011 | Commission de l’éthique, de la science et de la technologie du Québec
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| 2003 – 2004 | Espace Santé
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| 2002 – 2004 | CME – Digest (Continuous Medical Education – Digest, accréditée par McGill University)
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| 2000 – 2002 | Fédération des jeunes médecins du Québec
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| 2001 – 2005 | Conseil des élus de Montréal (anciennement Conseil régional de développement)
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| 1998 – 2003 | Force jeunesse (organisme de promotion socioéconomique des jeunes travailleurs)
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Conseils et comités
universitaires
| 1997 – 2002 | Université de Montréal
Faculté de médecine (Université de Montréal)
Centre de recherche en sciences neurologiques
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| 1997 – 2002 | Association des étudiants aux grades supérieurs de la Faculté de médecine / Université de Montréal
Association des médecins résidents de Montréal / Université de Montréal
Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal
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| 1994 – 1996 | Faculté d’éducation physique et sportive (Université de Sherbrooke)
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| 1989 – 1990 | Institut supérieur de pédagogie, Theux, Belgique
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| 1986 | Conscience des étudiants (groupe de réflexion et d’implication étudiante – Province de Liège, Belgique)
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| 1985 – 1987 | Collège épiscopal St-Louis, Liège, Belgique
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« Depuis mon adolescence, j’ai été passionné par la recherche scientifique. Je me souviendrai toujours de mes premiers cours de neurosciences en secondaire 2! J’étais subjugué par le génie de la Nature qui, augmentant sans cesse sa complexité, a fait émerger le cerveau humain. Le seul organe vivant qui s’étudie lui-même!
D’étudiant à directeur de recherche, il a mené différentes projets pour contribuer à l’innovation clinique et pédagogique. J’ai toutefois mis fin à sa carrière universitaire en 2021, car il se consacre désormais à répondre aux demandes en termes de conférences et formations continues pour les institutions éducatives, scolaires et cliniques.
Voici un résumé de mes différentes contributions en recherche en psychopédagogie, en neurosciences, en éthique clinique et sur le développement affectif des enfants. »
Études sur le développement affectif des enfants et des adolescents:
D’abord, la psychomotricité est un ensemble de pratiques associant les sens, la motricité, la cognition et, bien sûr, l’expérience affective. Née dans les années 1940 à l’hôpital de la Salpêtrière par des neurologues et psychiatres pour intervenir auprès des enfants porteurs d’incapacités motrices, ce champ clinique s’est progressivement répandu en Europe et en Amérique Latine, offrant aux enfants de multiples opportunités pour se développer de manière globale. Aujourd’hui, la psychomotricité s’adresse à tous les âges.
Au Québec, c’est surtout le Saguenay-Lac-St-Jean qui a développé certaines pratiques pour venir en aide aux élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage. Par exemple, toutes les écoles du Centre de services scolaire du Lac St-Jean offre des séances de psychomotricité aux élèves de maternelle et du premier cycle du primaire. Depuis, plusieurs écoles et centre de la petite enfance ont créé des activités de développement psychomoteur pour soutenir les apprentissages personnels, sociaux et scolaires des jeunes. Ce projet est soutenu par différentes fondations.
Ensuite, il y a des nombreux facteurs qui soutiennent la réussite éducative et la persévérance scolaire, mais aussi des perturbateurs du développement affectif des enfants et des adolescents. Une veille est orchestrée depuis le milieu des années 2000 pour documenter les différents facteurs et perturbateurs pour sensibiliser les parties prenantes agissant autour des familles et des écoles.
Plus récemment, une subvention de recherche-intervention octroyée par le ministère de l’Éducation de l’Alberta permet une exploration plus large en termes d’interventions éducatives et psychosociales dans les régions éloignées des métropoles. Ce projet permettra la création d’une stratégie d’intervention communautaire pour soutenir les élèves fréquentant les écoles francophones en régions éloignées.
Cette recherche, plus théorique que normative, visait à créer un cadre de référence pour l’intervention psychomotrice auprès d’enfants porteurs de multiples déficiences et incapacités. Il s’agissait, au départ de deux groupes d’élèves dont l’autonomie était sévèrement restreinte, d’explorer différentes pratiques et de les classer en lien autant avec les connaissances en neurosciences sur le développement global de l’enfant que dans une séquence permettant de mieux cibler les besoins des enfants et les possibles interventions qui pourraient être envisagées.
Il faut savoir, qu’à cette époque (1991-93), aucune recherche et aucune adaptation de la pratique psychomotrice n’avaient été publiées pour des enfants si lourdement handicapés. Cette recherche visait donc à offrir des références permettant de cibler les forces des enfants (les déficits étaient largement documentés) pour déterminer des leviers en termes de développement, et ce, malgré les défis omniprésents qu’ils rencontraient dans leur vie… Les questions soulevées seront à l’origine du périple dans le domaine des neurosciences entamé par la suite, avant de revenir vers des recherches visant la validation de pratiques psychomotrices.
Les troubles en santé mentale et les difficultés d’apprentissage sont de plus en plus fréquemment observables chez les enfants et les adolescents et seraient des sources de décrochage scolaire importantes. S’inspirant des modèles d’intervention psychomotrice (Europe) et psychocorporelle (Californie), une 1ère étude (pré-exploratoire) – menée en 2003-05 – visait à vérifier l’utilité d’une approche d’intervention psychothérapeutique auprès d’enfants du primaire en grandes difficultés. Les résultats ont notamment montré une réduction des comportements d’hyperactivité et d’inattention, ainsi qu’une meilleure disponibilité à l’apprentissage.
Sur la base des premiers résultats, une étude exploratoire s’est déroulée avec des petits groupes d’enfants afin de mettre au point des outils d’intervention adaptés aux enfants du primaire et des indicateurs d’évolution comportementale valides (supervision de M. Thibault et J. Bussières). L’objectif était d’établir une série d’activités permettant une collaboration entre l’enseignant titulaire et l’éducateur physique qui disposeront désormais de pistes d’intervention éducative permettant le développement d’habiletés relationnelles par le jeu, adaptées à la classe ou au gymnase.
Ces études ont permis d’adapter la pratique « PCI » (créée pour des adultes) aux besoins des enfants du primaire, ainsi que d’offrir un manuel d’activités ludiques pour le praticien. Elles offrent des ressources intéressantes pour les écoles primaires, afin de soutenir les enfants vulnérables.
De 2010 à 2015, nous avons mené une étude préliminaire pour déterminer la pertinence d’indicateurs quantitatifs pour mesurer l’impact de ces pratiques dans le cadre scolaire, auprès de 100 enfants d’écoles du Lac St-Jean durant deux années (supervision de G. Paradis). Cette recherche nous a permis de déterminer les bases d’un protocole pour une recherche longitudinale, tout en permettant de confirmer les résultats observés lors de l’étude initiale.
Conformément aux résultats de cette précédente recherche, un nouvel outil d’évaluation est en phase de développement pour mieux distinguer les effets de séances de psychomotricité sur le comportement de l’enfant (supervision de P. Vabre). Entamé en 2016, ce projet a permis de développer une meilleure connaissance des effets de cette pratique éducative et clinique, ainsi que la pertinence de cette pratique pour les écoles primaires souhaitant soutenir le développement affectif et social des élèves vulnérables, EHDAA ou EHPI. Des indicateurs d’efficacité de la psychomotricité sont dégagés et permettront de construire un questionnaire pour mesurer plus facilement les effets de la psychomotricité chez les élèves de maternelle ou du primaire.
Plusieurs facteurs (activités, conditions de vie, conditions socioéconomiques, nutrition, pratique du sport, etc.) influent sur la qualité du développement des enfants. Nous avons donc cherché à identifier des éléments perturbateurs et des pistes de solutions pour mieux soutenir les jeunes, notamment en ce qui concerne le développement de saines habitudes alimentaires (supervision de G. Paradis, étudiante, et Jean-Guy Lacroix, chargé de projet). Bien que la rédaction ait été ralentie par des difficultés rencontrées par les deux premiers auteurs, un document de synthèse sera prochainement diffusé. Par ailleurs, une veille est assurée depuis une dizaine d’années sur l’ensemble des phénomènes qui influent sur le développement affectif des enfants et des adolescents.
La documentation de ces enjeux permet de mieux comprendre les perceptions et les stratégies à proposer pour améliorer la qualité des interventions en milieu scolaire ou familial. Ce travail initiera une réorganisation de la mission de l’Institut du développement de l’enfant et de la famille, fondé par Joël Monzée. En effet, l’IDEF se transformera en observatoire de la santé et du développement de l’enfant et de la famille durant l’automne 2023 et produit depuis lors différents documents de réflexion sous forme de livres blancs, afin de contribuer à la sensibilisation des différents acteurs (intervenants et décideurs) et des parents.
La réussite éducative dépend de plusieurs facteurs et déterminants. Grâce à une subvention du ministère de l’Éducation de l’Alberta, l’objectif de cette recherche-intervention est de soutenir les communautés francophones hors des métropoles albertaines. En effet, ces communautés ne disposent pas toujours des ressources psychosociales nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des adolescents qui rencontrent des difficultés psychologiques ou scolaires. Démarré durant l’été 2023, ce projet vise à développer l’autonomie de ces communautés à travers l’école francophone locale.
Études en éthique clinique:
encourager la démarche réflexive
L’éthique tant en recherche qu’en milieux cliniques est souvent confondue avec la déontologie et la morale. On parlera par exemple de « règles éthiques » ou « d’acceptabilité », mais le premier tient plus de la déontologie (actes imposés ou dérogatoires), alors que le second s’inscrit dans une morale dichotomique (bien ou mal) souvent dogmatique.
Or, l’éthique est avant tout une démarche réflexive qui, individuellement, encourage une remise en question constante de sa pratique et, collectivement, la rencontre participative de différentes parties prenantes et divers points de vue pour essayer de documenter des phénomènes et nuancer d’une manière respectueuse les fondements mêmes de la prise de décision professionnelle pour garantir une saine responsabilité sociale et protéger le bien commun.
Dans un premier temps, 60 professionnels de la santé, journalistes, régulateurs, décideurs et parents sont rencontrés afin de dégager les perceptions, les archétypes comportementaux et les conditions de travail à risque, selon trois secteurs : (A) l’usage des biotechnologies et nanotechnologies (en collaboration avec Y. Boisvert et MF Gagné), (B) l’utilisation de médicaments pour améliorer la performance sportive (en collaboration avec Y. Boisvert et MF Gagné) et (C) l’utilisation de médicaments pour améliorer la performance scolaire (supervision de Ch. Falaise, avec le soutien de C. Mullenaerts et D. Gentais, chargées de projet). Ces recherches permettent de dégager des pistes pour améliorer la protection du public et la démarche réflexive des chercheurs et des chercheurs-cliniciens.
D’autres recherches sont actuellement menées auprès des professionnels de la santé et de l’éducation: (A) la qualité du respect de la confidentialité du dossier médical chez les enfants (supervision de R. Maumaha et de S. Fortin), (B) la compréhension des effets interdépendants et de la comorbidité des troubles en santé mentale (supervision de É. Langelier) et (C) l’impact du contexte de travail sur la qualité des soins et du sens de l’éthique chez les professionnels (en développement depuis 2001). Ces recherches permettent de dégager des pistes pour améliorer la formation initiale et continue des professionnels, ainsi que la qualité de leur démarche réflexive.
La perception de l’éthique et de la responsabilisation sociale des professionnels (60 chercheurs, promoteurs, régulateurs, critiques) durant le processus de recherche, de développement et de mise en marché de produits biotechnologiques est questionnée dans trois secteurs hautement innovants :
(A) de la bio-ingénierie dont, notamment, la transgénèse (en collaboration avec Y. Boisvert et MF Gagné),
(B) de la pharmacologie, dont principalement le dopage sportif (en collaboration avec Y. Boisvert et MF Gagné) et
(C) des neurosciences avec l’usage des psychostimulants chez les enfants.
Les composantes transverses ont également été analysées pour évaluer les considérations éthiques dans l’utilisation des découvertes issues des nouvelles technologies dans le domaine de la recherche biomédicale. Ces recherches ont permis de dégager les dynamiques de régulation des différents milieux professionnels, les valeurs éthiques véhiculées, les besoins des professionnels pour mieux supporter les démarches éthiques, etc.
Par ailleurs, les enjeux éthiques liés aux processus de recherche, de développement et de commercialisation ou d’application des découvertes et connaissances neuroscientifiques ont été abordés afin de contribuer à la réflexion éthique multidisciplinaire sur la neuropharmacologie, la neuro-nanotechnologie et la neuro-génétique, lors de forums ou rencontres d’experts au sein de la Commission d’éthique, de la science, de la technologie et de l’Institut international de la recherche en éthique biomédicale.
Neurosciences:
tester le modèle d’intégration multidimensionnel
Depuis les années 1960, le modèle de Jacques Paillard (et ses actualisations successives jusqu’en 1994) sert de base référentielle pour expliquer les bases neuroscientifiques des pratiques psychomotrices et des approches psychocorporelles thérapeutiques. Il est à signaler que ce modèle est un fil directeur majeur pour comprendre les choix de sujets de recherche de Joël Monzée.
En effet, Paillard a largement utilisé les recherches en neurosciences cognitives pour discuter des processus perceptifs et ceux de la planification des mouvements. Cependant, il restait des questionnements quant à l’intégration des signaux corticaux et sensoriels pour favoriser une adaptation des actions en fonction de l’environnement changeant, ainsi que d’intégrer le « troisième système moteur » découvert anatomiquement par des chercheurs néérlandais. Plus tard, les éléments neuromoteurs découverts par Stephen Porges ont également été considérés.
C’est ainsi qu’il est à noter qu’outre la thèse de doctorat (2003) de Joël Monzée qui explore le modèle de Paillard avec des données récentes en neurosciences, il a rédigé un chapitre de livre dans le premier collectif pour faire le pont entre ce modèle théorique intégratif et la pratique clinique (2009), ainsi qu’une documentation des effets perturbateurs dans le troisième tome (2014) sur l’efficience neurologique.
Cette étude permettait d’évaluer par des techniques de mesures cinétiques et cinématiques la qualité de la marche chez des sujets humains (patient ayant la maladie de Morquio, sujets âgés, sujet ayant subi une arthroplastie de la hanche). L’analyse des données spatio-temporelles montrait que les deux groupes marchent avec des vitesses et cadences de marche significativement similaires. De plus, les pas ipsi- et controlatéraux sont de longueurs similaires dans les deux groupes.
Cependant, les variations angulaires chez les PAH montrent une réduction d’amplitude aux hanches ipsi- et controlatérale ainsi qu’au genou ipsilatéral. De plus, le degré de symétrie bilatérale de la coordination intersegmentaire est significativement moins élevé chez les PAH que les sujets âgés en santé (SAS). Chez les SAS, les scores des corrélations croisées suggéraient un haut degré de symétrie bilatérale. Par contre, les scores chez les PAH suggéraient une asymétrie bilatérale.
L’analyse qualitative au départ des cinq indicateurs suggérait que c’était la phase de support qui semblait affectée, malgré la réadaptation suivie. Les résultats de cette étude suggéraient que les PAH n’avaient pas encore retrouvé un patron de marche optimal et que des exercices de réadaptation devraient être conseillés. Nous avons donc démontrer l’interdépendance du contrôle musculaire des différentes articulations du bas du corps, mais également comment la perte de la réafférence sensorielle (récepteurs articulaires) contribuait à altérer l’ensemble de la qualité de la marche.
Cette étude est la première étape pour tester le modèle neuroscientifique de J. Paillard qui explique comment les « informations » sensorielles, motrices, cognitives et émotionnelles sont intégrées dans le cerveau. Il s’agissait de mesurer les effets de la perte de la réafférence articulaire, des informations sensorielles considérées comme peu utiles pour les processus d’intégration sensorimotrice.
La précédente recherche auprès des personnes ayant subi un remplacement de hanche ont perdu l’accès aux récepteurs articulaires, mais les résultats pouvaient être affecté par la douleur, par une réadaptation non-idéale ou par les conséquences de la chirurgie. Aussi, cette recherche visait à tester l’influence des informations sensorielles inactivées de manière transitoire chez des personnes en santé.
Il est démontré inexplicablement depuis 20 ans, qu’une perte de la réafférence cutanée impose une augmentation anormale de la force de compression lors de la préhension d’objet. Avec la sensation cutanée intacte, la force de saisie ainsi que les autres forces étaient bien dirigées et les moments apparaissent négligeables. Par contre, la perte de la sensation cutanée augmentait considérablement la force de saisie. De plus, des forces étaient générées, latéralement et horizontalement, et des moments apparaissaient dans les axes de rotation, en pronation/supination et en adduction/abduction.
Cette étude a montré, en fait, que les sujets, sans sensation cutanée, semblaient incapables d’apposer correctement les doigts sur l’objet puisque la distance entre les centres de pression exercés sur l’objet par le pouce et l’index est significativement plus grande sans afférences cutanées. Comme la vision ne semble pas pouvoir compenser la perte de la sensation cutanée, le rôle de ces afférences apparaît donc important pour apposer adéquatement les forces exercées par les doigts sur l’objet.
Privés de sensation cutanée, les sujets augmentent la force de saisie pour compenser la génération des forces et moments tangentiels à la surface de la peau et réduire les glissements dus à ces forces et moments parasites. Menée chez l’humain, cette recherche a montré que la perte du feedback cutané induit un mauvais positionnement des doigts sur l’objet, ce qui induit des moments de force involontaires augmentant le glissement et une compensation par l’augmentation de la force de compression. Cette recherche souligna l’importance d’une réafférence continue pour permettre au cerveau d’utiliser la mémoire motrice.
Le rôle des noyaux cérébelleux dans la préhension était mal connu, alors que plusieurs études rapportaient des données contradictoires. Des enregistrements cellulaires et des inactivations transitoires ont été effectués chez des singes pour déterminer leurs rôles dans le contrôle du mouvement digital. D’abord, l’activité de 150 cellules unitaires chez des singes entraînés à réaliser la tâche de saisie a été enregistrée afin de clarifier les rôles respectifs de NI et ND. L’histologie montrait que les cellules modulées par la tâche étaient situées dans l’IN antérieur, proche du ND, mais pas dans le ND comme le suggérait la littérature.
Globalement, les patrons de décharge cellulaire étaient proches de ceux observés dans le cortex cérébelleux, mais se distinguaient de ceux observés dans les aires motrices du cortex cérébral. En effet, si 21-25 % des cellules cérébelleuses répondent de manière préparatoire à l’arrivée de la perturbation, seulement 0-6 % ont un tel patron de décharge dans le cortex cérébral. Ces résultats montrent l’importance du cervelet dans le contrôle de la musculature pour l’adapter à l’arrivée d’une perturbation prévisible.
Ensuite, les inactivations réalisées chez le dernier singe induisaient différents symptômes réversibles de l’ataxie cérébelleuse. Principalement, lorsque la zone latérale des noyaux était inactivée, le singe était handicapé essentiellement au niveau des gestes d’atteinte mettant à contribution la musculature proximale: lorsque le bras du singe était libre, l’enregistrement des forces et des moments exercés sur l’objet saisi montrait les effets du tremblement dynamique et de la dysmétrie; par contre, lorsque le bras était fixé par une orthèse réduisant les mouvements du coude et de l’épaule, les effets de l’ataxie étaient réduits et l’animal réalisait la saisie avec moins de forces et de moments inappropriés ainsi que moins de tremblements dynamiques.
Ces résultats suggèrent que les lésions cérébelleuses aient des effets plus faibles sur les mouvements distaux des doigts et du poignet que sur ceux du coude et de l’épaule. Par conséquent, restreindre les mouvements de l’épaule et du coude chez les patients cérébelleux pourrait les aider à effectuer des tâches manuelles précises. Cette recherche a notamment clarifié le rôle du cervelet dans la correction et l’anticipation d’erreurs de mouvement, mais aussi son implication dans les processus attentionnels et émotionnels.
Ces trois études poursuivaient l’évaluation du modèle neuroscientifique de J. Paillard qui explique comment les « informations » sensorielles, motrices, cognitives et émotionnelles sont intégrées dans le cerveau. Nous avons donc confirmer l’importance de la réafférence sensorielle dans le contrôle du mouvement, mais aussi déterminer comment le cervelet contribue à intégrer les informations sensorimotrices, émotionnelles et attentionnelles. Ces projets contribuent à offrir un substrat scientifique aux pratiques éducatives et thérapeutiques basées sur les approches psychomotrices et psychocorporelles.
Cela dit, deux résultats touchant l’intégration des afférences attentionnelles et émotionnelles ont été publiés dans la thèse, mais seulement partiellement dans les revues savantes. C’est ainsi qu’elles n’ont pas pu recevoir l’attention nécessaire de la part de la communauté scientifique, car ils remettaient en question certaines théories défendues par le directeur de thèse A. Smith et, son ami et confrère, WT Thatch. Pourtant, ces découvertes sont très cohérentes avec de nouvelles recherches en neurosciences affectives et cognitives, notamment celles qui exposent les bases neurologiques des fonctions exécutives. D’ailleurs, les articles publiés ont reçu – malgré la publication partielle des résultats – une bien plus grande attention ces dernières années qu’il y a 20 ans.
En fait, Smith se refusait à l’idée que les systèmes émotionnel et cognitif puissent moduler le fonctionnement du cervelet. Or, plusieurs cellules enregistrées démontraient cette influence de manière très claire. Lorsque de telles cellules apparaissaient, le protocole de recherche a été légèrement modifié pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’un artéfact. En conclusion, cette découverte est très cohérente avec les différentes théories et pratiques psychomotrices… La thèse de Joël Monzée expose toutefois tant les preuves scientifiques que leur cohérence avec des études notamment rapportées par Schmahmann. D’ailleurs, les articles publiés ont reçu – malgré la publication partielle de certains résultats – une bien plus grande attention ces dernières années qu’au moment de leur publication vingt ans plus tôt.
De même, la recherche utilisant l’inactivation transitoire des noyaux a révisé les résultats préalablement publié par Thatch. Ce dernier affirmait que la partie latérale du cervelet contrôlait la motricité fine de la main. Or, il s’avère – avec les études de Joël Monzée – que cette section du cervelet contrôlerait plutôt la régulation de processus émotifs et cognitif, ce qui est très cohérent avec les connaissances actuelles sur les fonctions exécutives qui automatisent des habiletés et compétences humaines. Le protocole de recherche a été questionné à plusieurs reprises, alors que les études anatomiques ont également démontré la solidité des découvertes. La «reformulation» de la théorie de Thatch a été exposée dans la thèse de Joël Monzée.
Études en psychopédagogie:
Décloisonner les apprentissages
Initiée dans le cadre d’une table de concertation animée par CRD/CRÉ de Montréal, Joël Monzée a dirigé cette recherche-intervention qui a permis de tester un nouveau modèle d’apprentissage des sciences auprès de 5000 enfants des écoles primaires de l’Île de Montréal entre 2003 et 2006. Cette initiative a permis de développer six manuels pédagogiques et un rapport de recherche (supervision de Ch. Bélanger).
Les publications sont toutefois au nom de l’auteure principale (Ch.B.), induisant une regrettable erreur de probité intellectuelle (non dénoncée pour encourager la poursuite du projet d’implantation). Ainsi, le fruit de cette recherche contribue encore aujourd’hui à animer les cours de sciences du primaire dans le Grand Montréal et dans diverses écoles du Québec.
Cette recherche, initiée durant les études de premier cycle et poursuivie durant deux ans après diplomation. Il s’agissait de tester l’efficacité d’une pratique d’enseignement multidisciplinaire (décloisonnement des apprentissages), centrée sur la découverte de sa région natale pour asseoir l’estime de soi et la confiance en soi des enfants. L’innovation pédagogique a été testée dans une « année 1 » dans une triple classe durant le premier cycle d’études en psychopédagogie et, soutenue par un organisme qui y voyait un moyen très structurant pour leur région, durant une « année 2 » auprès de plusieurs classes primaires. La pratique s’est transformée en manuel scolaire qui a été utilisé dans des écoles de cette région par la suite.