La précision des mots est très importante, qui plus est quand on traduit certains textes ou qu’on entend régulièrement des informations en provenance d’autres pays.
C’est ainsi que la traduction de certains termes dans le domaine de la science peut nous induire en erreur.
Un terme qui prête à la confusion, surtout au Québec
Par exemple, on parlera de scientifique en français, mais de scientist en anglais.
Or, le scientiste ou le scientisme en français est associé au courant idéologique datant de plus de 200 ans dont les adeptes ne croient qu’au côté matériel de la vie et du Vivant. Donc, il n’y a que ce qui se mesure formellement qui est considéré.
Cette idéologie s’inscrit dans les croyances religieuses datant de l’Antique Rome: l’être humain naît, vit et meurt; seuls les dieux sont éternel. Cela poussait donc l’être humain à se concentrer uniquement sur le matérialisme.
Au moment de l’émergence des découvertes scientifiques du XVIe et XVIIe siècle, de nombreuses théories farfelues sont apparues, alors que les « alchimistes » tentaient d’échapper au pouvoir religieux, mais aussi de se soustraire aux croyances…
Cependant, cela nous a fait tomber dans un piège qui fait en sorte que les théories scientifiques sont parfois plus des croyances qui enferment les êtres humains comme les religions le font allègrement.
L’appât du pouvoir
La volonté de dégager hors de tout doute des données probantes est souvent nourrie par cette idéologie consumériste. Le problème, c’est que les recherches ne peuvent aller plus loin que ce que la technologie permet de faire. Il y a donc des limites, habilement soulignées dans les thèses et notes de recherche, mais rarement dans les articles scientifiques.
Somme toute, le scientiste n’est pas un scientifique, car il occulte la complexité du Vivant et les limites technologiques.
Et c’est un piège, car c’est exploité pour le profit d’actionnaires, dont certains ne sont pas toujours très respectueux. Le profit (pouvoir de l’argent, pouvoir politique ou pouvoir d’attraction) est décrit depuis des millénaires.
Or, le lien entre le « scientisme », le « matérialisme » et le « consumérisme » a été bien compris par l’industrie pharmaceutique qui, dès lors, impose au fil des ans une vision transhumaniste de la vie.
Cela ne veut pas dire que le médicament n’est pas approprié, mais que l’évaluation qui précède sa prescription doit faire fi des théories dominantes pour éviter de mésinterpréter certains symptômes en occultant tous les indices d’autres problèmes de santé qui pourraient expliquer ces symptômes.

Humilité, SVP
Science sans conscience n’est que ruine de l’Âme exprimait François Rabelais au XVIe siècle.
La science, pourtant, relève surtout de l’observation rigoureuse sur la base de protocoles quantitatifs, mais aussi qualitatifs, pour expliquer le Vivant. Or, la Vivant est composé de phénomènes complexes non-linéaires, ce qui rend la mesure de certains micro-phénomènes très compliquée et, surtout, réductionniste, voire simpliste.
Ainsi, la science sans humilité peut poser de grand défi aux êtres humains. La science sans conscience tout autant, comme la plupart des citoyens commencent à se rendre compte avec l’AI.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que depuis longtemps, le consumérisme l’a emporté sur la sagesse. L’AI est une belle technologie. Elle va rendre de grands services. Elle permettra, sans doute, de faciliter le processus d’évaluation, voire la compréhension des maladies chroniques.
En revanche, sans humilité, conscience et sagesse, ce sera bien compliqué de lui survivre…
POU


