Pourquoi ai-je abandonné mon permis de pratique?

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Alors que je pratiquais la psychothérapie depuis de nombreuses années, j'ai demandé et obtenu un permis à l'Ordre des psychologues du Québec pour me conformer à la Loi de 2012. Je l'ai conservé une dizaine d'années, jusqu'à ce que je renonce à ma pratique clinique. J'ai ainsi repris ma liberté. Ce texte vous explique les coulisses et les enjeux problématiques dans le domaine de la psychologie et comment les neurosciences permettent de résoudre une série de questionnements, tout en dérangeant de puissants lobbies.

J’ai disposé d’un permis de pratique de la psychothérapie entre 2013 et 2023.

La Loi sur la psychothérapie fut votée en 2012, alors que l’Ordre des psychologues est en charge des mesures d’octroi et de discipline pour sept ordres professionnels. Considérant mon curriculum vitae, l’Ordre a délivré rapidement mon permis qui me permettait de poursuivre ma pratique clinique.

Durant l’automne 2019, j’ai fait le constat que plusieurs mandats de formation faisaient en sorte que je m’absentais beaucoup trop souvent, et parfois trop longuement, pour être en mesure d’accompagner adéquatement des familles et des personnes vivant des troubles psychiatriques.

J’avais un choix à faire et j’ai choisi de poursuivre les formations continues que j’animais, mais il y avait une question de fond que je m’étais posée bien avant compte-tenu de plusieurs comportements corporatistes qui me dérangeaient en termes d’éthique professionnelle de certains membres influents au sein de la corporation des psychologues québécoise.

Une recherche de cohérence

J’ai alors prévenu mes patients que je mettrais un terme à mes interventions psychothérapeutiques au printemps 2020. Toutefois, les événements précurseurs de la crise sanitaire durant l’hiver m’ont fait retarder ma retraite clinique. C’est ainsi que j’ai mis un terme définitif à ma pratique clinique en juillet 2022, alors que je n’ai pas renouvelé mon adhésion en mars 2023 pour être cohérent avec mes valeurs humaines, sociétales et institutionnelles.

En effet, il y avait aussi une raison plus profonde. Je supervise sur le plan clinique et anime des formations continues de psychologues depuis 25 ans. J’ai été « témoin » de nombreuses situations d’abus envers des collègues, alors que j’ai constaté beaucoup d’agressivité manifestée envers moi lors de quatre enquêtes, sans jamais qu’ils ne déposent des accusations.

Avais-je le goût de continuer à m’imposer cela? Avais-je envie d’être soumis à une institution qui sait qu’elle détruit des vies et qui choisit de ne pas redéfinir les processus disciplinaires pour qu’ils restent aussi fermes (il faut sanctionner les fautes), mais plus respectueux des êtres humains qu’elle enquête?

Rien ne justifie le comportement de certains membres du bureau du Syndic qui abusent de leur pouvoir pour des raisons idéologiques, comme le vit Geneviève Labonté-Chartrand en ce moment, mais bien d’autres avant elle, comme Jocelyne Robert (ex-sexologue), Yvon Dallaire (ex-psychologue), Jean-Yves Dionne (ex-pharmacien) ou moi. Aucun de nous quatre n’a été accusé, mais nous avons tous les quatre renoncé à notre permis pour des raisons similaires.

Bien sûr, les ordres professionnels jouent un rôle essentiel pour protéger le public, mais il existe de larges enjeux corporatifs qui nuisent à celui-ci.

Par ailleurs, je n’ai jamais transgressé le Code de déontologie, comme l’a reconnu le syndic de l’Ordre des psychologues lors d’un procès que je leur ai intenté auprès de la Commission d’accès à l’information (CAI) pour avoir vainement accès à mon dossier que je voulais transmettre à la présidence de l’Ordre et à l’Office des professions.

Mais, le syndic Marc Lyrette (anciennement directeur-adjoint des prisons de Montréal) s’y est opposé, car il a peur que ce que j’ai vécu soit mis en lumière sur la place publique.

Replaçons les choses en contexte pour comprendre l’importance de mon implication, au départ scientifique et, désormais, également politique pour contribuer à la protection du Bien commun face à de puissants lobbies.

L’espérance de vie

En 2023, Pierre Lavoie et Harvey rapportaient, dans une large revue des connaissances scientifiques et épidémiologiques, que les citoyennes et citoyens du Québec vivaient une dizaine d’années de plus que les voisins du Canada et des États-Unis.

Quelque part, on peut même se réjouir que l’âge moyen du décès soit similaire au Québec, en Norvège, en Suède, au Danemark ou en Finlande. En revanche, l’entrée des individus dans le système de santé pour recevoir des soins au Québec est 10 à 15 ans plus précoce que dans ces pays scandinaves.

En fait, on se fie trop, au Québec, sur les ressources curatives et le système de la santé au Public, alors que de saines habitudes de vie et des traitements préventifs, souvent non-invasifs, pourraient retarder l’émergence d’une maladie chronique.

C’est ainsi que les efforts de prévention et les interventions favorisant la santé intégrative devraient permettre également de réduire la pression sur le système des soins de santé, d’en maximiser l’efficacité et de réduire la durée de prise en charge.

Pour ce faire, il est essentiel que les autorités professionnelles prennent en considération la vision intégrative de la santé qui préconise une collaboration trans-disciplinaire en fonction des compétences et expertises souhaitées auprès du patient dans une optique d’optimisation de sa santé.

Or, cette orientation, pourtant encouragée par l’Organisation mondiale de la santé, est minée par les bureaux du Syndic tel que Jean-Yves Dionne et moi l’expliquons dans notre avis à la ministre Sonia Lebel. C’est ainsi en médecine, en psychologie, en pharmacie, en orthophonie, etc.

Certains membres des bureaux de syndic nuisent à la population

Le problème est systémique et se renforce, alors que les membres des bureaux disciplinaires se parlent régulièrement et s’influencent. Dans l’enquête menée par Jean-Yves et moi, nous avons constaté des similitudes dans les consignes formelles et dans certaines questions posées. Un texte rédigé par deux syndiques-adjointes de l’Ordre des psychologues, juste après une formation de trois heures dispensée à de nombreux enquêteurs, l’illustre également.

Le travail des syndics s’appuie sur la séparation des trois pouvoirs au sein des ordres. C’est ainsi que ces autorités agissent dans l’incognito pour bloquer des initiatives qu’elles ne comprennent généralement pas.

Lors d’un procès dans lequel je suis impliqué comme expert scientifique, Maître Sabrina Lacroix, l’avocate de l’Ordre, m’a reproché des textes où je souligne le manque de compétences cliniques et scientifiques des professionnels qui enquêtent sur d’autres professionnels.

Là encore, je peux m’appuyer sur l’étude menée avec Jean-Yves, mais aussi les courriels et le type de questions posées lors des audiences, comme je l’ai d’ailleurs vécu à quatre reprises. J’aurais aimé présenter ces situations à la Présidente Christine Grou, mais je n’ai pas pu avoir accès à mon dossier construit durant 10 ans par le syndic de l’Ordre des psychologues, mais scellé dans ses bureaux.

Ainsi, la présidente ne peut pas constater les choses qui se passent et, d’autant plus qu’elle n’a pas le droit de critiquer le travail du syndic, elle ne peut pas agir. Par ailleurs, elle n’a même plus le droit de me parler, pour éviter de déroger à son Code de déontologie, depuis 2022, c’est à dire au moment où j’ai entamé ma demande d’accès à mon dossier à la CAI. C’est risqué de questionner les pratiques disciplinaires, même au sein d’un ordre professionnel.

Cela dit, nous ne sommes pas « en bataille » contre des individus ou des corporations, mais pour que les professionnels disposent d’un environnement humain au service de la population aux prises avec des problématiques de santé chronique.

Ni Jean-Yves, ni moi, ne faisons cela pour nous, puisque nous n’avons jamais transgressé les lignes directrices professionnelles et que nous avons renoncé au privilège d’avoir un permis de pratique.

Notre intention est donc de contribuer à la mise en place, de façon efficace, des stratégies thérapeutiques intégratives dans la structure de soins actuelle. C’est une question de santé publique. C’est une question d’éthique clinique. C’est une question de dignité pour les patients.

La santé mentale dépend de la santé du corps (et vice-versa)

Qu’est-ce qui dérange tant que cela? Comme je l’ai précédemment exposé, je me suis toujours intéressé aux aspects multi-factoriels de la vie, dont la régulation des émotions, la disponibilité affective et cognitive aux apprentissages, les aspects systémiques qui soutiennent la santé mentale et physique, etc.

Entre 1994 et 2025, j’ai fait l’essentiel de ma carrière au sein de facultés de médecine: gériatrie (maîtrise) et physiologie (doctorat), ainsi que pédiatrie et psychiatrie (professeur). Je dispose de 5 formations universitaires dans 5 disciplines complémentaires. De plus, j’ai rédigé ou dirigé plusieurs ouvrages et notes de recherche ciblant des enjeux en termes de santé mentale, ainsi qu’animé des formations continues pour des équipes de santé multidisciplinaires.

Contrairement à l’ancien syndic-en-chef Robert Vachon, plusieurs syndiques-adjointes (Pascale Doucet, Evelyne Marcil-Denault et Valérie Drolet) et le syndic-en-chef déchu (Marc Lyrette) de l’Ordre des psychologues m’ont ordonné à plusieurs reprises de ne plus discuter publiquement des recherches touchant la santé intégrative ou de critiquer la non-validité des tests utilisés dans les cliniques de neuropsychologie.

Ces thèmes reviennent dans quatre enquêtes, même si le signalement ayant permis l’ouverture de l’enquête n’y fait aucune allusion. Il est clair que mes positions scientifiques et publiques dérangent certaines personnes, et pas seulement dans le bureau du syndic.

Et comme les enquêtes se suivent, sans donner lieu à des accusations puisque je n’ai jamais transgressé le code de déontologie, ils profitent du fait que tout se passe dans l’ombre de leurs bureaux pour tenter de bloquer mes initiatives pour contribuer à protéger le bien commun, mais surtout l’intégrité des enfants et des adolescents.

Il y a tout un crescendo dans l’intimidation, car je suis solide sur le plan clinique et scientifique. Si la première enquête s’est déroulée dans le respect et même la reconnaissance de mes implications par l’ancien syndic Vachon, les quatre autres étaient ubuesques. Au début, ce sont des paroles méprisantes, puis des mesures vexatoires, puis des menaces, puis des gestes agressifs, puis des consignes formelles…

Ces consignes ne sont pas légales. C’est ce qu’on appelle des « enquêtes hors-mandats » car le public n’est pas en danger et qu’ils ne sont pas chargés de vérifier la scientificité des propos des chercheurs. Il y a une autre raison, idéologique ou corporative, qui se joue en arrière des enquêtes menées.

Parfois, le danger est fabriqué, comme les syndiques-adjointes Doucet (2018), Marcil-Denault (2020) ou Drolet et l’ex-syndic Lyrette (2022) ont tenté avec moi, comme elles l’ont fait avec d’autres. Toutefois, mes prises de notes évolutives ont permis de désamorcer leurs vaines tentatives. Certains collègues n’ont pas eu cette chance.

L’absence de régulation externe nuit au public

Sans dépôt d’accusations, tout se passe en secret. Des dizaines de professionnels se retrouvent ainsi menacés s’ils ne suivent pas les consignes des syndics. Comme la très grande majorité du temps, le clinicien n’est pas accusé, la présidence de l’Ordre n’a aucune idée de ce qu’il se passe au sein de ce bureau d’enquête disciplinaire.

Comme je l’ai mentionné, c’est pour cela que je voulais avoir accès à mon dossier, via la CAI. Or, la Loi des professions et la Loi sur l’accès à l’information ont créé une bulle hermétique protégeant intégralement les actions des syndics.

Si j’avais eu accès à mon dossier, j’aurais pu le transmettre à la Présidente et à l’Office des professions pour qu’ils entendent ce qui m’a été exprimé, ainsi que les traces sonores de gestes s’apparentant à de l’intimidation physique, alors que le syndic n’arrivait pas à me déstabiliser lors d’une audience dans le processus d’enquête.

Ils auraient pu aussi entendre la syndique-adjointe Doucet exprimer son dégoût à l’idée que « une personne – comme [moi – ait] accès au permis et puisse former des psychologues » tout en mimant son envie de vomir.

Cela dit, ils peuvent penser ce qu’ils veulent. Je sais que la science est derrière mes propos et, à cause du fait que j’anime des formations continues, je maîtrise les règles déontologiques, donc je connais les limites à ne pas transgresser. Et puis, je me remets tellement souvent en question pour assurer la pertinence de mes formations et de mes écrits…

Somme toute, je questionne l’éthique et les modèles cliniques pour éviter qu’on ne se trompe de direction thérapeutique, mais cela dérange certains scientistes (à ne pas confondre avec des scientifiques), surtout ceux qui ne comprennent pas la physiologie humaine. Par ailleurs, je dérange aussi un puissant lobby très actif au sein de l’Ordre des psychologues.

Je ne fais pas cela pour moi, car je me fous de ce que ces gens pensent de moi. Je fais cela pour qu’on respecte l’intégrité des personnes, tant les cliniciens qui travaillent selon les modèles de la santé intégrative que les patients qui méritent qu’on les accompagne dans la dignité.

Parler des systèmes physiologiques, ça dérange des modèles d’affaires

Il est clair que la santé mentale dépend de toutes les interactions physiologiques, non seulement au coeur du cerveau, mais aussi celles des systèmes cardiaque, respiratoire, hormonal, entérique, etc. On ne peut pas comprendre tant la complexité que la beauté de notre esprit, de nos affects, de nos pensées, de nos contradictions, etc., sans comprendre les mécanismes physiologiques qui font émerger des gestes, des paroles, des émotions, des idées…

Alors, pourquoi est-ce que ce que je raconte, bien que basé sur de très nombreuses recherches, dérange?

En fait, il existe de nombreuses théories défendues en psychologie. Certaines ne reposent que sur des interprétations, souvent infantilisantes, voire méprisantes, de l’expérience humaine. Il y a énormément de raccourcis ou d’idéologies qui expliquent, notamment, l’augmentation fulgurante de certains diagnostics de trouble mental ou neuro-développemental.

Ce qui est vrai, c’est la détresse de ces personnes, mais le manque d’humilité fait en sorte qu’on impose une étiquette diagnostique qui, souvent, induit la personne, son entourage et les cliniciens en erreur.

Or, c’est un modèle d’affaires très lucratif et il y a de larges enjeux identitaires, alors qu’il existe un lobby très puissant au sein de la corporation des psychologues qui veut obtenir le droit de prescrire des médicaments.

Et si mes critiques sont entendues, cela peut conduire à prendre un peu de recul sur les prétentions des tests psychométriques et, surtout, sur l’inadéquation de permettre aux psychologues de prescrire (éventuellement un jour) des psychotropes.

Les questions à se poser face aux évaluations en neuropsychologie

Ces trente-cinq dernières années, je me suis intéressé aux connaissances en neurophysiologie qui expliquent les fonctions affectives, cognitives et sociales.

À cet effet, j’ai exploré différents modèles complémentaires à celui de Jacques Paillard pour mieux appréhender l’expérience humaine, tel qu’exposé dans la trilogie de livres sur les fondements neuroscientifiques de la psychothérapie. Un métier que j’ai adoré, même si j’ai choisi d’y renoncer.

S’appuyant sur des milliers de recherches, dont les travaux de Gert Holstege, Marc Jeannerod, Antonio Damasio, Jean Decety et Stephen Porges, auxquels s’ajoutent Allan Schore, Gregory Bateson, Anthony Bateson et Peter Fonagy, que j’ai lues et intégrées ces trente dernières année, mon modèle explicatif de la psychologie permet de mieux comprendre l’être humain, comme je l’explique dans plusieurs de mes livres. Depuis, ce sont les implications du microbiote entérique qui m’interpellent, tant on découvre des liens entre les dysbioses et les troubles psychiatriques.

Ce modèle contribue à la réflexion tant scientifique que clinique des chercheurs et des cliniciens, surtout dans le domaine de la psychothérapie. Il contribue à mieux comprendre les défis, mais aussi les ressources en santé mentale, des personnes quand elles rencontrent de l’adversité ou qu’elles essaient de conquérir un peu de bonheur.

Ce modèle aide aussi à mieux comprendre, comme le font également Catherine Gueguen et Isabelle Filliozat, les processus développementaux des enfants et des adolescents, trop souvent étiquetés de manière réductionniste quand ils expriment leur mal-être ou rencontrent des défis dans une société où nombre d’adultes sont eux-mêmes en difficulté.

Mais, comme nous en discutons dans un épisode de la série Simplement s’inspirer avec deux neuropsychologues, les connaissances en neurophysiologie questionnent sévèrement l’usage des tests psychométriques utilisés dans les cliniques.

Les tests psychométriques sont peu valides sur le plan clinique

Ces évaluations sont dispendieuses pour les parents, alors qu’elles ne sont pas nécessairement pertinentes. Cela crée beaucoup d’introjections identitaires basées sur des hypothèses invérifiables.

Certes, du moins au début, cela semble aider, car on reconnaît la détresse commune. On met un mot sur des défis. On propose une normalisation pharmacologique des comportements pour soulager la personne et son entourage. Ensuite, cela confine le patient dans une case réductrice de l’expérience humaine.

Lors de ma dernière audition, la syndique-adjointe Drolet, alors que ce n’était nullement le sujet discuté, s’est exclamée après visiblement une longue retenue: « vous savez, Monsieur, les tests neuropsychologiques n’ont pas à être valides sur le plan scientifique! » Et là, tout son corps se relâche: le lapin est sorti du sac.

C’est donc clairement connu au sein de l’Ordre des psychologues, mais ils ne font rien pour que le public soit clairement informé des limites de ces tests. C’est là que le système disciplinaire devient défaillant, car toute personne critiquant publiquement les modèles psychométriques devient une cible pour quelques syndiques-adjointes. Pas toutes ou tous, mais certains individus qui s’arrachent ces dossiers pour effectuer leur sacerdoce idéologique.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que c’est un modèle d’affaires. Le lobby est très puissant et certainement soutenu par d’autres organisations et des intérêts personnels.

De plus, plusieurs membres du bureau du syndic de l’Ordre des psychologues sont soit mal à l’aise face à la remise en question de leurs propres connaissances, soit en sacerdoce pour promouvoir l’idée qu’un neuropsychologue est mieux placé qu’un médecin pour savoir quelle molécule prescrire, et ce, même si leurs tests posent de larges questions tant éthiques que cliniques.

Et puis, la théorie du syndic de l’ordre, c’est qu’il appert que mes critiques du modèle psychométrique mettent le public en danger, car les individus pourraient hésiter à consulter un psychologue ou réaliser une évaluation dans une clinique de neuropsychologie.

Plutôt que de nuancer leurs prétentions, ils cherchent à faire taire les critiques publiques.

Est-ce la protection du public ou la défense d’un modèle d’affaires lucratif?

J’ai choisi l’intégrité

Somme toute, j’ai donc renoncé à mon permis de pratique pour rester cohérent avec les données scientifiques actuelles, mais aussi dénoncer plus facilement les erreurs conceptuelles pourtant soutenues par les autorités disciplinaires.

Par exemple, je me suis positionné, avec trois collègues médecins (Anne-Isabelle Dionne et Valérie Labbé) ou pharmacien (Jean-Yves Dionne), contre le fait que les psychologues puissent poser des diagnostics ou recommander des médicaments lors des travaux entourant le PL67 durant l’automne 2024, car la majorité d’entre eux ne maîtrisent pas les connaissances sur les fonctions physiologiques et encore moins celles qui concernent la pharmacopée, et ce, contrairement aux infirmières et aux pharmaciens ainsi que, bien naturellement les médecins.

Cependant, la Présidence de l’Ordre a obtenu ce que le lobby souhaitait: ils peuvent poser des diagnostics. Elle avait le temps de réclamer des privilèges, mais pas celui de clarifier nombre de modèles scientifiques explicatifs de l’expérience humaine.

Aller plus loin:

  • Voir la section des livres sur ce site, alors que chacun liste des nombreuses références scientifiques pour explorer les mystères du fonctionnement de notre cerveau.
  • P Lavoie et JF Harvey, Faut que ça bouge : une approche différente du sport pour des jeunes en bonne santé, Eds. de l’Homme, 2023

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