S’il fut un temps où nous aimions l’agitation du centre-ville et les nuits de danse ou les soirées stimulantes avec son groupe d’amis, l’arrivée d’un ou plusieurs enfants contraint les jeunes parents à rechercher plus de calme et de quiétude au sein de la famille. Et quand l’un des enfants est plus demandant sur le plan affectif, la famille semble en difficulté. Le sentiment d’impuissance et d’insatisfaction est d’autant plus intense que la vie est complexe.
Il en est de même dans une classe, autant durant la petite enfance qu’à l’école. On s’imagine que le groupe doit se fondre avec une certaine idée qu’on s’est créée quand on a imaginé l’engagement professionnel auprès des jeunes. On veut être un pilier, un maître ou un gourou cognitif, auquel se réfèrent les jeunes qu’on accompagne. Alors, le fait que l’un d’eux résiste ou, pire, perturbe la dynamique du groupe en bougeant continuellement plonge l’intervenant dans le doute et la frustration.
• Qu’est-ce qui explique que certains enfants ont sans cesse le besoin de bouger alors que d’autres parlent sans arrêt ?
• Quels sont les besoins des enfants reliés à cette agitation ?
• Comme parent et intervenant, de quelles façons pouvons-nous accompagner et soutenir les enfants agités afin de les amener à s’apaiser et à se sentir mieux dans leur tête et dans leur corps ?
Dans cet article, nous vous proposons d’aborder l’agitation pour éviter de la confondre avec l’hyperactivité, l’impulsivité ou l’opposition.


